Accueil » Société » Port du casque : « Passée la phase de sensibilisation, l’ONASER va entamer les actions de répression », Evariste Méda à Koudougou

Port du casque : « Passée la phase de sensibilisation, l’ONASER va entamer les actions de répression », Evariste Méda à Koudougou

Sur initiative de l’Office national de sécurité routière (ONASER), s’est tenue à Koudougou, une caravane de sensibilisation sur le port du casque. Cette activité entre dans le cadre des activités de la 4e édition de la campagne dénommée « La rentrée scolaire en toute sécurité routière ». C’est ce samedi 12 novembre 2022. L’équipe a sensibilisé la jeunesse de Koudougou sur la nécessité du port du casque. Si actuellement, l’Office procède à de la sensibilisation, la prochaine étape sera la répression.

Selon le directeur général de l’ONASER Evariste Méda, après la phase de sensibilisation, va débuter la phase de répression

Les routes du Burkina tuent. Chaque année, de nombreux accidents sont recensés. Malheureusement, nombre de ces accidents ont été fatals aux victimes. De nombreux décès dans les accidents impliquant les deux roues, pouvaient être évités, si les conducteurs d’engins à deux roues, ou leur accompagnant portait un casque. La ville de Koudougou, est l’une des villes au Burkina, où les accidents sont fréquents. Des confidences du directeur général de l’Office national de sécurité routière (ONASER)  Evariste Méda, au seul premier semestre dans cette commune, ce sont plus de 408 accidents qui ont été recensés, pour 11 décès. Du constat qu’il fait, en matière du port de casque, Koudougou, n’est vraiment pas un « bon élève ». C’est donc tout naturellement que l’ONASER a clôturé la caravane de sensibilisation sur le port du casque, entrant dans le cadre des activités de la 4e édition de la campagne dénommée « La rentrée scolaire en toute sécurité routière », dans cette ville, où il a mené de différentes activités durant une semaine. Une centaine de jeunes, sur moto, chacun avec son casque, a sillonné les artères de la commune, en sensibilisant les populations sur le respect du code de la route, de même que sur le port du casque. Le directeur général dit espérer que la semaine de sensibilisation, va permettre d’éveiller la conscience de l’ensemble de la population. Il a insisté sur la nécessité de porter un casque à chaque fois que l’on prend la route avec sa moto. En cas d’accident, quand bien même il ne le souhaite pas, il affirme que le casque protège l’utilisateur contre les blessures à la tête, qui dans la plupart du temps, laisse des séquelles ou causent la mort. Au regard de ce qui précède, Evariste Méda estime que chaque citoyen doit intégrer dans son quotidien, le port du casque.

Le conseiller technique du ministre en charge de la sécurité routière, Mamadou Ouattara a salué l’initiative de l’ONASER

« Le port du casque est une nécessité vitale »

Le point de vue du directeur général de l’ONASER, est partagé par le conseiller technique du ministère en charge de la sécurité routière, Mamadou Ouattara qui déclare : « le port du casque est une nécessité vitale ». D’après lui, il n’est certainement pas une sinécure, mais il est l’un des moyens les plus appropriés dont l’usage est susceptible d’amoindrir les conséquences néfastes des traumatismes dus aux accidents de la circulation routière. C’est donc convaincu, qu’il a appelé la population de Koudougou, à un changement de comportement et à donner le bon exemple autour d’elle. Poursuivant avec les conséquences, le conseiller technique souligne le fait que le port du casque n’aura toutefois aucun sens si les autres règles de la circulation routière sont foulées au pied. Il s’agit notamment du respect de la limitation de vitesse, le non usage du téléphone en circulation, l’interdiction des acrobaties, bref le respect sans réserve de toutes les consignes de la sécurité routière, a-t-il souligné. « Le bon citoyen est celui qui s’auto discipline, celui qui n’a pas besoin de voir un policier pour marquer l’arrêt à un feu ou à un stop », a conclu Mamadou Ouattara.

Ne pas écouter les conseils prodigués, serait une erreur, car il y va de la vie humaine, et l’on ne vit qu’une seule fois. Un rappel qu’a fait le premier responsable de l’ONASER, Evariste Méda, est que, c’est depuis 2005, que le décret qui oblige le port du casque a été pris, et que malheureusement, la population est retissant quant à son respect. Actuellement, l’Office est en phase de sensibilisation. Passé cette étape, il va entamer les actions de répression, a conclu le directeur général.

Thierry KABORE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.