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Qui a vu ou lu les revendications de l’armée?

De crise Zida/RSP, on serait aujourd’hui à la crise Zida/armée burkinabè, selon ce que Mounafica entend dans les medias ici et là. Or, depuis un bon moment, Mounafica a mis en branle ses antennes qui sont d’une efficacité à toute épreuve et ce qu’elles lui renvoient ne donne pas encore le document disant clairement voilà ce que le RSP veut et voilà ce que la hiérarchie militaire souhaite. Tout ce qui se dit aujourd’hui se base sur des ‘’confidences d’officiers Wi-Fi’’ qui souhaitent garder l’anonymat.

EDITOCe qui est sûr, la hiérarchie militaire s’est réunie autour de la question de la crise entre le Premier ministre et le RSP, en partant des auditions suite aux soupçons d’attentat contre la personne du chef du gouvernement. Cà, ce n’est plus qu’un secret de polichinelle. On pouvait le ranger dans la case d’une mésentente entre des militaires.
Mais voilà que l’affaire a quitté les casernes pour se retrouver dans la sphère politique, car entre le retrait pur et simple de tous les militaires du gouvernement de la Transition et la dissolution de celui-ci, il y a un pas que les politiques pro-Blaise Compaoré ont vite fait de franchir par ces mots: «Si le PM démissionne, tout le gouvernement doit démissionner». Tiens, il sort de son hibernation, celui-là! Depuis les heures chaudes de l’insurrection et après, on ne l’avait pas entendu. Votre canard a même un temps demandé ce qu’il devenait. Un monsieur qu’on ne voit que lorsque ça sent du roussi… Revenons à nos moutons.
On remet donc les compteurs à zéro et on va se retrouver comme aux lendemains de l’insurrection avec un bateau sans capitaine. Ah bah, et ça, à quelques encablures des élections! Peut-on se payer ce luxe? Clairement non! Mounafica demande à toute la classe politique d’avoir de l’amour pour ce pays et d’avoir pitié des populations qui ne savent plus à quels saints se vouer, elles qui sont déjà dans l’angoisse de la raréfaction des pluies. Il faut craindre un effet papillon avec cette demande de retrait des militaires, car après le gouvernement, on va demander aussi aux militaires députés de retourner dans les casernes. A ce moment, toute la machine de la Transition serait grippée. On n’aura que Der Alte pour être président, Premier ministre, gouvernement et assemblée transitoire. Lui seul?
Sur le départ souhaité de Zida et ses camarades militaires, Mounafica a entendu des comparaisons étonnantes. Pour répondre à ceux qui disent que le temps est court et que les élections ont pointé leur nez, certains disent que c’est une affaire d’institution, c’est la CENI qui organise les élections et non le PM ou le ministre de la Sécurité, donc s’ils rendent le tablier, la machine électorale ne va point en souffrir. Il faut le faire! Ici au Faso, personne n’ignore que l’épithète «indépendante» collé à la CENI ne recouvre pas tout son sens, la CENI étant à la remorque des finances publiques. Quand Mounafica pense que les 12 mois de transition semblent être une éternité et que des gens veuillent la poursuivre, c’est à ne rien y comprendre.
Mounafica, tout œil, tout ouïe!

Un commentaire

  1. Ce type d’hommes qui bouffent à tous les râteliers, nous connaisons. Quand on ne travaille plus depuis un certain temps, il est sûr que la tentation de l’aventure est grande. Mais pire, c’est que ces sortes d’individus cherchent leurs intérêts même sur des cadavres. A l’armée donc de faire très attention à ces supporters d’un autre temps.

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