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Rapport du PNUD sur le développement humain 2021/2022 : Le Burkina Faso n’a pas reçu une bonne note

Ce lundi 12 septembre 2022, le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) a présenté à la presse, son rapport sur le développement humain 2021/2022, avec pour thème : « Temps incertains : vies bouleversée : façonner notre avenir dans un monde en mutation ». Il ressort de ce rapport que le Burkina Faso tout comme 90% de pays dans le monde a régressé, et est au niveau de 2016.

Le monde va mal. C’est l’analyse que l’on fait du rapport sur le développement humain 2021/2022 présenté par le Programme des nations unies pour le développement (PNUD). Le thème : « Temps incertains : vies bouleversée : façonner notre avenir dans un monde en mutation », de ce rapport est d’ailleurs évocateur. Des confidences de la représentante résidente du PNUD au Burkina Faso, Elsie Laurence-Chounoune, ce rapport a été élaboré en rapport aux différentes crises auxquelles le monde fait face. Des explications qu’elle donne, il y a des incertitudes qui découlent de ces crises, qui font que le monde a régressé. Depuis deux ans, selon ses déclarations, dans le monde 90% des pays régressent en développement et sont pratiquement tous au niveau de 2016, et 40% ont vu leur score chuté au cours de ces deux dernières années, signalant que les crises continuent de s’aggraver pour beaucoup. Elle explique ce fait par les réponses apportées, qui sont des réponses à court terme.

Se prononçant sur le cas du Burkina Faso, Elsie Laurence-Chounoune déclare que comme les autres pays, le Burkina Faso a régressé en terme de développement humain durable. Cependant relativise-t-elle, comparativement où il était situé depuis 1 999 à nos jours, le pays des Hommes intègres a connu une progression et son indice cette année est de 0.449 contre 0.293. L’espérance de vie a également été augmentée au Burkina, a souligné l’experte du PNUD, qui parle également des avancées faites dans le domaine de la scolarisation.

Le Burkina Faso 184e rang sur 191 pays

Le point noir qu’elle relève, est l’inégalité entre les hommes et les femmes qui est une réalité au Burkina Faso. Pour apporter des preuves aux propos qu’elle avance, elle affirme que l’Indice de développement humain (IDH) de l’homme est de 0 pour 471, alors que celui de la femme est de 0 pour 425. Pour elle, cela veut dire qu’il y a des efforts à faire pour faciliter l’accès des femmes également aux services sociaux de base.

Le rapport présenté, classe le Burkina Faso au 184e rang sur 191 pays. Ce rappel a été fait par le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective Séglaro Abel Somé. Il s’agit là d’un indice faible reconnait le ministre qui indique que l’on ne peut pas se satisfaire. Pour lui, il est impératif de relever des défis.

Pour donc tracer une nouvelle voie, le rapport recommande de mettre en œuvre des politiques axées sur l’investissement des énergies renouvelables, l’assurance, l’innovation a indiqué la coordonnatrice résidente du système des Nations unies, Barbara Manzi. Selon ses convictions, c’est essentiel pour donner du pouvoir aux gens, sauver les objectifs de développement durable et véritablement façonner un meilleur avenir.

« Il faut voir loin pour gérer les réformes d’aujourd’hui »

Abondant dans le même sens, l’ex-directeur du PNUD pour l’Afrique, Pierre Clavaire Damiba, déclare que par rapport au développement humain, les pays africains n’atteindront le développement humain équilibré, que s’ils ont une vision lointaine. « Il faut voir loin pour gérer les réformes d’aujourd’hui », a-t-il souligné. Il a de ce fait, invité les dirigeants des pays africains, à initier la prospective dans leurs pays ; « car sans vision lointaine, les peuples meurent » a-t-il soutenu. « Si nous ne voulons pas mourir nous devons adapter la technique de la prospective », a-t-il renchéri.

Les priorités pour le Burkina aujourd’hui, c’est les réformes dans les programmes de l’éducation, l’investissement dans la santé, dans l’industrie. La première des priorités si on s’en tient à ses explications, c’est la collaboration entre les militaires et les populations, pour la victoire sur le terrorisme. D’après lui, si l’on veut réellement se développer, les pays africains, ont besoin des pouvoirs forts, de régimes forts.

Alex NIKIEMA

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