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Région du centre sud: des journalistes et communicants outillés sur la couverture des attaques terroristes

La direction régionale de la communication de la région du centre Sud organise du 28 au 29 septembre 2022, une séance de formation au profit d’une dizaine de journalistes et communicants de la province du Nahouri. Elle permettra d’outiller ces hommes et femmes de presse de cette province sur leur responsabilité face à la diffusion de l’information servie aux populations dans notre contexte caractérisé par la montée des attaques terroristes et des tensions communautaires. C’est  Soumaîla Ouedraogo, directeur régional de la communication de la région du Nord qui en est le formateur. Il est assisté par son collègue du centre Sud, Moussa Tamboura. C’est la mairie de Pô qui a servi de cadre à cette formation.

Dans son mot introductif, le directeur régional de la communication du centre sud, Moussa Tamboura a expliqué le contexte et justifié le bien fondé de cette activité. Ainsi depuis les événements des 30 et 31 octobre 2014, notre pays est marqué par des actes de violences de diverses natures qui mettent à rude épreuve la paix sociale et notre vivre ensemble. Aussi ces dernières années, cet état de fait est aggravé par la détérioration progressive du climat sécuritaire qui se manifeste par la récurrence des attaques terroristes et de tensions entre communautés, entrainant ainsi des fuites et des déplacements massifs de populations a -t -il relevé. Pour le directeur régional, la vie communautaire, la cohésion sociale et le vivre ensemble jadis loués et scandés sont à présent menacés au Burkina Faso.

Face à cette situation difficile, il est impérieux pour tous les acteurs de la vie sociale de mener des réflexions et d’identifier des approches qui puissent permettre un retour à la paix. Pour lui chacun à son niveau de compétence doit jouer sa partition et les acteurs des médias ne doivent pas être relégués au second plan face à ces maux qui menacent l’existence de notre pays a déclaré monsieur Tamboura. Et d’ajouter que leurs apports dans ces débats en cours pour la restauration de la paix et la sécurité sont d’autant plus importants au regard de leur pouvoir d’éducation, d’action sur la mentalité et le changement de comportements des populations. Selon le directeur régional la paix n’est pas un vain mot mais un comportement . C’est ce qui justifie l’ organisation de cette formation au profit des journalistes et communicants sur le thème : « Traitement de l’information journalistique pour une bonne cohésion sociale au Burkina Faso ».

Après cette intervention, le communicateur Soumaîla Ouedraogo a décliné les modules qui seront développés durant ces deux jours qui sont Ethique et déontologie des médias dans le traitement de l’information sécuritaire en période de crise , le devoir de responsabilité du journaliste, la couverture médiatique d’une attaque terroriste et le Mojo journalisme. La première journée a permis aux journalistes de connaître les principes du métier, sa responsabilité face à la diffusion de l’information. Ainsi selon monsieur Ouedraogo le journaliste doit avoir plusieurs angles d’attaque, varier ses sources,éviter les images choquantes. La deuxième journée sera consacrée à la connaissance du Mojo et son rôle dans la quête de la cohésion sociale suivi de travaux de groupes.
Jean Aouè

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