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Santé : 912 bidons de 20 litres d’huile alimentaire impropres à la consommation saisie par la police

La police nationale a mis fin aux activités d’un réseau de présumés délinquants qui s’adonnait des activités de production et commercialisation d’huile alimentaire impropre à la consommation, de tromperie de consommateurs et également des faits de blanchiment de capitaux.  Les intéressées ont été présentées à la presse le jeudi 17 mars 2022 à Ouagadougou.

Elles sont au total huit personnes interpellées par la police nationale pour faits de production et commercialisation d’huile impropre à la consommation, de tromperie de consommateurs et également des faits de blanchiment de capitaux.

C’est suite à une information d’un anonyme que la Brigade de Recherches et d’intervention du Commissariat de police et l’Arrondissement de Nongre-Massom a découvert le 23 février 2022, une unité de production et de commercialisation d’huile alimentaire impropre à la consommation située dans la zone industrielle de Kossodo. Une enquête a été ouverte et a conduit de l’interpellation de ces intéressés. «Lorsque nous avons interpellé ces intéressés, des réquisitions ont été adressées au Directeur général du laboratoire national de santé publique et au DG de l’ABNORM », a expliqué le commissaire principal de police, Natacha Sawadogo/Zoungrana.

A l’issue de ces réquisitions, poursuit le commissaire Sawadogo, les enquêtes ont révélé que le principal auteur est une repris de justice âgée de 48 ans, qui avait été condamnée pour les mêmes faits par le TGI de Ouagadougou. Elle est la présidente de l’Association qui a vu le jour  le 06 mars 2017 et dont le récépissé de déclaration d’existence a expiré depuis le 5 mars 2020. Cette association à entendre le commissaire principal, était à l’origine destinée à la fabrication de savon pour la commercialisation et non pour la production d’huile. « Les savons ne devraient pas être mis sur le marché qu’après avoir rempli certaines conditions de production et obtenu du Laboratoire nationale de santé publique, les résultats concluants du test de qualité, mais aucune de ces formalités n’a été respecté. La production de cette huile se fait dans des conditions d’hygiène et de sécurité déplorable », a-t-elle regretté.

Comment se fait la fabrication de l’huile ?

Dans plusieurs barriques en fer d’une capacité de 200 ml, les intéressés, explique-t-elle, font un mélange de certains produits dont  le caustique soda et les huiles de coton payés sur la place du marché. Quelques instants après ce mélange, la solution se décante, le savon se forme en bas et l’huile au-dessus.  Grace à un système de dissolution (eau) et de filtrage, l’huile formée est recueillie dans les récipients  notamment dans les barriques en fer, laissant ainsi la caustique de soda au bas de la solution. L’huile recueillie dans les barriques est ensuite portée à ébullition pour faire évaporer l’eau. Enfin après le refroidissement de l’huile contenue dans les différentes barriques en fer, laissant ainsi le caustique de soda au bas de la solution. L’huile recueillie dans les barriques est ainsi portée à ébullition pour faire évaporer l’eau. Après le refroidissement de l’huile contenue dans les différentes barriques, il est procédé au conditionnement de l’huile dans des bidons de 20 litres et mis sur le marché à raison de 13500 FCFA le bidon.  « L’huile est principalement commercialisée dans les provinces notamment dans le Boulkiemdé (Koudougou) et dans la Boucle du Mouhoun (Djibasso) », a indiqué le commissaire principal.

Il faut noter que ce sont au total 912 bidons d’huile de 20 litres, 168 barriques vides d’une capacité de 200 L, et 43 barriques contenant de l’huile ainsi que des produits caustiques qui ont été saisis par la police.

Fadhel Sawadogo

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