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Sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso: ONG et OSC pour des systèmes alimentaires résilients

Une coalition d’ONG, d’OSC et leurs partenaires , au terme d’un atelier consacré à l’analyse des systèmes alimentaires et le développement de financements endogènes en faveur de leur optimisation a organisé une conférence de presse le 13 octobre 2022 à Ouagadougou. Objectif : sensibiliser les populations et les acteurs impliqués sur les problématiques actuelles et majeures relatives à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des Burkinabè en faveur du droit effectif à une alimentation saine, diversifiée et équilibrée de tous au Burkina Faso.

Malgré les potentialités dont dispose le Burkina Faso, ses systèmes alimentaires actuels sont loin d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l’ensemble des Burkinabè. Un constat que Marc Gansoré de la Confédération paysanne du Faso (CPF) et d’autres acteurs ont déploré à la table de la conférence, en faisant le diagnostic des systèmes alimentaires au Burkina. Plusieurs facteurs en cause dont notamment le manque de souveraineté du pays dans l’accompagnement du monde agricole. Le manque d’anticipation dans la gouvernance agricole fait qu’aujourd’hui le Burkina subit de plein fouet les effets de la crise russo-urkrainienne, avec l’inflation incontrôlée des prix qui impacte toutes les couches sociales du Burkina, selon les conférenciers. Du fait de la malgouvernance, le Burkina comme bien des pays africains n’est pas souverain dans ses assiettes, ont-ils déploré. Le droit à l’alimentation saine est un droit sur papier qui doit devenir une réalité pour les Burkinabè des campagnes et des villes, soutiennent-ils.

Pour cela, l’on doit développer des synergies d’actions, développer les technologies et mieux accompagner la production, la distribution entre régions déficitaires et excédentaires, selon Marc Gansoré pour qui le droit à l’information fait aussi partie du droit à l’alimentation saine. Il a indiqué que les propositions de l’atelier sur les systèmes alimentaires feront l’objet d’un document à disséminer en vue d’une meilleure compréhension des enjeux de la lutte en faveur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour tous les Burkinabè. Répondant à une question des journalistes, Jules Gaye , facilitateur du Groupe de Travail AESAN-SPONG, indique que la crise alimentaire consécutive à la guerre en Ukraine offre des opportunités aux pays africains dont le Burkina, en ce sens qu’elle interpelle les dirigeants sur l’urgence à structurer et développer nos systèmes agricoles , à développer des financements endogènes des systèmes alimentaires, à promouvoir la consommation des produits locaux et à développer la transformation des produits agricoles, entre autres.
Lonsani SANOGO

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