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Sécurité routière : le projet pilote de la délégation du service des stations de pesage Dakola-Ouaga-Niangoloko lancé 

Conformément à l’application du règlement n°14/2005/CM/UEMOA qui est relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge,  le Burkina Faso entend réformer le secteur routier. Une telle volonté s’est manifestée à travers la mise en place du projet pilote de la délégation du service des stations de pesage à basse vitesse situées sur les corridors Dakola-Ouaga-Niangoloko. La cérémonie d’inauguration est intervenue, le vendredi 21 mai 2021 au sein du poste de contrôle de pesage de Tanghin-Dassouri sous la présidence  du ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent Dabilgou.

D’entrée de jeu, le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent Dabilgou, a déclaré que cette journée est historique dans la mesure où elle marque le début d’une réforme du secteur du transport routier. « La gestion des cinq postes de contrôle (Dakola-Ouaga-Bobo-Dioulasso-Banfora-Niangoloko) a été confié au concessionnaire Afrique Pesage Burkina  S.A », a affirmé le ministre. En rappelant que ce présent projet n’est pas un processus de privatisation de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) comme le murmurent certaines personnes, le ministre Dabilgou a fait savoir que le but fondé de ces ouvrages est de diminuer les surcharges.

Et de soutenir que le contrôle de la charge à l’essieu constitue un entretien préventif qui contribue à une longue durée de vie des routes. Aussi, cela, a-t-dit, est d’alléger les coûts de maintenance. Pour lui, ces réalisations constituent un remède aux difficultés de recouvrement et  la surcharge est un obstacle pour la sécurité routière. Le ministre en charge des transports a confié que la phase pilote est une détermination du gouvernement burkinabè afin de protéger les vies des populations. Dans ce sens, Vincent Dabilgou a félicité les acteurs qui se sont impliqués dans la naissance du projet et réitéré  son engagement pour son succès.

Le directeur général de l’ONASER,  Adama Kouraogo, a confirmé que l’idée née d’un diagnostic du secteur routier qui a relevé  des insuffisances des ressources et d’équipements modernes pour peser les camions  de de grand gabarit. Toute chose, a-t-il expliqué,  qui a conduit à le partenariat publique privé (PPP), la gestion de pesage dans le cadre d’un projet pilote par la concession de 5 stations pour une durée de 3 ans.

« Eviter les surcharges »

M. Kouraogo s’est réjoui de l’aboutissement de ce programme qui vise la préservation routière à travers des pesées de l’ensemble des camions dont l’intérêt premier est d’éviter les surcharges.  D’un cout estimé à un milliard FCFA, M. Kouraogo a affirmé que les postes de pesage pourraient générer une recette de près de 8 milliards CFA par an. Il a informé que chaque station va créer près de 150 emplois. Pour ce faire, M. Kouraogo a renouvelé sa disponibilité dans le suivi dudit projet.

Le délégué général d’Afrique Pesage Sénégal S.A, Serigne Faye a salué le choix porté à un consortium privé et qui s’inscrit dans le cadre du partenariat publique privé (PPP). En relatant leur expérience au Sénégal avec la gestion de 25 sites avec 500 employés, le représentant d’Afrique Pesage, a confié que travail de contrôle a réduit à 90% les surcharges. M. Serigne a annoncé que par la réalisation de sites de pesage Dakola-Ouaga-Niangoloko va favoriser la création des centaines d’emplois.  A son avis, la procédure d’opérationnalisation va débuter avec la sensibilisation à travers l’information des acteurs de la route en vue de lutter contre la dégradation des routes.

Le président de la faitière des transporteurs routiers du Burkina Faso, Issouf Maïga a apprécié cette démarche du gouvernement qui innove le contrôle de la surcharge. Il a évoqué que les transporteurs avaient pris, depuis 2008, l’engagement de respecter la loi 014 de l’UEMOA.  Car, a-t-il poursuivi, la vétusté des équipements de l’ONASER étaient en déphasage avec la réalité. Ce qui, a noté M. Maïga, qui a crée des dissensions entre chauffeurs et agents de la sécurité routière. « Car, un transporteur qui vient de Lomé connait son poids de départ. Un chauffeur, à mon sens,  n’aucun intérêt à faire du surcharge », a-t-il conclu.

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