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Sit-in des promoteurs et associations de journalistes: il y a maldonne

Nous nous sommes élevés contre la décision inique du Conseil supérieur de la communication de suspendre les émissions d’expression directe. C’est clair et net et ça ne souffre d’aucun débat.

Présence de promoteurs de radios lors du sit-in du 27 mai dernier
Présence de promoteurs de radios lors du sit-in du 27 mai dernier

Mais aujourd’hui, quand il s’est agi pour les promoteurs de médias, les associations de journalistes de faire un sit-in, là, nous disons non, non et non, car il y a maldonne. Et pourquoi?
Ici, la parole volée est celle des populations, des auditeurs. Les médias qui font le ‘’talk-show’’ sont des instruments qui donnent de la voix aux sans voix. Alors, ce devrait être aux populations de sortir pour réclamer leurs émissions d’expression directe. Les rôles ont été inversés.
Par contre, la décision de passer outre le choix du CSC d’aller jusqu’au samedi 30 mai pour lever la suspension est bien pensée. Les promoteurs de médias peuvent prendre cette décision et si le CSC les attaques, ils auront les populations pour leur défense.
Du même coup, il nous vient à l’idée que les promoteurs doivent faire un travail d’organisation des auditeurs et téléspectateurs en groupements individuels, c’est-à-dire que chaque radio et télé doit avoir son association d’auditeurs; ensuite, ces différentes associations peuvent se réunir en un ensemble plus grand regroupant toutes les associations. Donc, il aurait un caractère national. Ou alors, ce sont les auditeurs et téléspectateurs qui devraient prendre l’initiative de créer ces associations.
Dans cette affaire déjà, comme on le dit de façon triviale, la ligue des consommateurs devrait acheter la bagarre de la suspension inique. Mais là, c’est une autre paire de manches car cette ligue ne se ligue contre rien en ce qui concerne la défense des droits des consommateurs; elle est très lente à l’allumage, confer «affaire Obouf».
Ousmane Hébié

Un commentaire

  1. N’importe quoi

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