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Situation nationale: face à la «catastrophe humanitaire», le CFOP appelle le gouvernement au dialogue

Le CFOP a organisé son hebdomadaire point de presse ce 17 septembre 2019 à son siège de la zone du Bois de Ouagadougou. A l’ordre du jour, 3 points essentiels: la situation sécuritaire, la crise dans le secteur de la santé, la santé du Général Djibrill Bassolé et la marche-meeting de l’Union d’action populaire du 16 septembre 2019.

Le présidium lors du point de presse

Désolation. C’est ce qui habite l’Opposition politique burkinabè face à ce qu’elle a qualifié de «dégradation continue de la situation sécuritaire dans notre pays», lors du point de presse de ce 17 septembre 2019. «Les Burkinabè gardent en mémoire l’événement tragique de Koutougou, du nom de cette commune où 24 de nos soldats ont péri le 19 août dernier dans une attaque terroriste d’envergure», a rappelé Adama Séré, président du RDEBF. D’autres attaques contre des militaires et des civils ont été enregistrées, a-t-il poursuivi. Le dernier fait reste le retrait des policiers du Commissariat de Djibo il y a 3 jours, a-t-il dit à la presse, avec un air grave, alors que la Direction générale de la police nationale parle de repli tactique.

Si l’Opposition politique salue l’élan de solidarité à l’endroit de nos compatriotes déplacés internes, elle déplore l’occupation des bâtiments scolaires par ces réfugiés alors que la rentrée scolaire est une question de semaines. Elle plaide pour la construction de camps de déplacés dans les sites où ces camps n’existent pas. Cela, selon les conférenciers, pour libérer les établissements scolaires occupés et permettre aux élèves de suivre les cours dans de bonnes conditions et de créer des conditions de sécurité, de santé et de logement acceptables pour les déplacés, en attendant des solutions à moyen et long termes.

Depuis le 27 novembre dernier, le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) et d’autres syndicats de la Santé sont en grève, ont indiqué les conférenciers.  Une «crise profonde du système sanitaire», aux conséquences dévastatrices sur les patients et sur toute la population, selon le CFOP, en ce sens qu’elle joue aussi sur la qualité de la formation des paramédicaux et des médecins dans les formations sanitaires, entrave la bonne formation des étudiants en science de la santé, des élèves des écoles nationales de santé publique (ENSP) et des écoles privées de santé. Le CFOP, qui parle de «catastrophe humanitaire», appelle le gouvernement et les acteurs du SYNTSHA à privilégier le dialogue et demande au gouvernement de «respecter  enfin ses engagements et que les travailleurs de la santé suspendent ou allègent leur mot d’ordre de grève».

Sur le cas Bassolé, le CFOP a estimé que «dans un contexte de profonde crise sociale, si le pire advenait à Djibrill Bassolé, parce qu’on l’empêche d’aller se soigner, le tissu social s’en trouverait davantage fragilisé». Ils ont déploré les cas de blessés enregistrés lors de la marche-meeting du 16 septembre et estiment que les autorités n’avaient pas de raison d’empêcher cette manifestation, en ce sens que, ont-ils soutenu, les citoyens ont usé pacifiquement de leurs droits civiques garantis par la Constitution et les lois, pour dénoncer la manière dont notre pays est dirigé.

Omar Idogo

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