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Suspension des émissions interactives: les organisations professionnelles appellent le CSC à lever la mesure dans 72 heures

Dans une déclaration publiée ce soir 20 mai 2015, les organisations professionnelles des médias sonnent le Conseil supérieur de la Communication de lever la mesure de suspension des émissions d’expression directe. Pour Justin Coulibaly, porte-parole des professionnels et président du comité de pilotage du Centre national de presse Norbert Zongo, cela constitue un recul démocratique.

Les animateurs de la conférence de presse
Les animateurs de la conférence de presse

Le caractère «inique et impopulaire de la mesure de suspension des émissions d’expression directe» par le CSC pour une durée de trois (3) mois ne plaît pas à la douzaine d’organisations professionnelles des médias. Elles l’ont fait savoir ce mercredi 20 mai 2015, à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse.
Pour le porte-parole des organisations professionnelles, cette suspension est une mesure liberticide. Par conséquent, elle ne saurait être tolérée. A l’unanimité, les signatures de la déclaration dénoncent la désinformation et la tentative de division du CSC à travers son communiqué qu’il a diffusé le 16 mai dernier. Dans la même veine, un ultimatum de 72 heures lui est donné pour la levée de la mesure.
Aux journalistes et professionnels des médias, un appel à la mobilisation a été lancé. D’ailleurs, si rien n’est fait dans les 72 heures, un sit-in est prévu pour le 27 mai devant le CSC pour exiger la levée de la mesure. Les animateurs de la conférence estiment que le CSC devant frapper les fautifs car la sanction générale est inopportune.
Romain T.

DECLARATION DES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES DES MEDIAS SUR L’EVOLUTION DE LA MESURE DE SUSPENSION DES EMISSIONS D’EXPRESSION DIRECTE

Considérant le caractère inique et impopulaire de la mesure de suspension des émissions d’expression directe par le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) pour une durée de 3 mois à partir du 7 mai 2015 ;
Considérant la déclaration des organisations professionnelles des médias du 11 mai 2015 dans laquelle elles exigeaient la levée pure et simple de la mesure avant toute concertation ;
Considérant la rencontre du 15 mai 2015 entre les organisations professionnelles des médias et une équipe du CSC, rencontre au cours de laquelle les organisations professionnelles des médias ont réaffirmé avec force la nécessité de lever la mesure de suspension ;
Considérant que lors de cette même rencontre, la délégation du CSC avait déclaré avoir noté la levée de la suspension comme préalable des organisations professionnelles des médias à toute discussion ;
Considérant le communiqué mensonger du CSC, en date du 16 mai 2015, faisant croire que les organisations professionnelles des médias ont reconnues que « les émissions d’expression directe telles que conduites en ce moment posent problème » et qu’au cours des échanges « il s’est dégagé l’impérieuse nécessité de mettre un accent sur la formation l’éducation aux médias, l’application des sanctions telles que prévues par la loi… ».
Nous, organisations professionnelles des médias :
 dénonçons la désinformation et la tentative de division du CSC à travers son communiqué du 16 mai 2015 ;
 réitérons notre appel au CSC à lever dans les soixante-douze heures qui suivent cette mesure liberticide de suspension des émissions d’expression directe ;
 lançons un appel à tous les journalistes et professionnels des médias à se mobiliser pour faire échec à cette forfaiture ;
 invitons les défenseurs de la liberté de presse, les démocrates, militants des droits humains et sympathisants et l’ensemble du peuple burkinabè à soutenir la lutte des hommes de médias pour le rétablissement des émissions d’expression directe.

Ouagadougou, le 20 mai 2015.

Ont signé :
• Pour le Comité de pilotage du Centre National de Presse Norbert Zongo (CNP-NZ), le président Justin COULIBALY ;
• Pour L’Observatoire burkinabé des médias, (OBM), le président Jean-Baptiste ILBOUDO ;
• Pour l’Union nationale de l’audiovisuel libre du Faso (UNALFA), le président Charlemagne ABISSY ;
• Pour l’Association des Journalistes du Burkina (AJB) Guézouma SANOGO ;
• Pour le Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Information et de la Culture (SYNATIC), Siriki DRAME ;
• Pour la Société des Editeurs de Presse privée (SEP), Lookman SAWADOGO ;
• Pour l’Association des Télévisions Privées du Burkina (ATPB), Rémis DANDJINOU ;
• Pour Reporter du Faso, Abdoulaye TAO ;
• Pour l’Association des Médias Communautaires (AMC), André Eugène ILBOUDO ;
• Pour l’Association des Editeurs de Journaux et de Presse en Langue Nationale (AEJPLN), Evariste ZONGO
• Pour l’Association des Retraités de la Communication et de l’Information (ARCI), Paul Ismaël OUEDRAOGO ;
• Pour l’Union Catholique Africaine de la Presse (UCAP-Burkina), Alexandre Le Grand ROUAMBA ;
• Pour l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC), Bénédicte SAWADOGO ;

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