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Top ultra secret confidentiel!

Djibrill Bassolé
Djibrill Bassolé

Mounafica, qui a ses tentacules partout sur la terre et dans les airs (il a des satellites), a capté l’info selon laquelle la famille du général-candidat à la présidentielle, Djibrill Bassolé, serait arrivée ce matin en France. En tout cas, son épouse aurait été aperçue à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaule avec certains des enfants. Vacances (tardives) ou mise à l’abri? Mounafica ne saurait répondre.
Ce qu’il sait, c’est que le Conseil constitutionnel se prononcera sur les candidatures à l’élection présidentielle du 11 octobre ce samedi à minuit au plus tard. La candidature de Djibrill Bassolé, comme celles des anciens dignitaires de la 4ème république, sont frappées de nullité par le Code électoral modifié par la loi n°005-2015/CNT du 07 avril 2015 qui rend inéligibles tous ceux qui ont soutenu un changement constitutionnel ayant abouti à une insurrection. Djibrill Bassolé était le ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement qui a proposé la modification de l’article 37 à l’Assemblée nationale. Le Conseil constitutionnel se prononcera-t-il dans l’esprit du nouveau code? Va-t-il ouvrir la compétition à tous?
Ed gun n ges!

 

Ah ces ‘’rumologues’’ du Faso!

Radio Kankan symbolisant la rumeur (ph d'illustration)
Radio Kankan symbolisant la rumeur (ph d’illustration)

Durant tout le week-end, le téléphone de Mounafica n’a cessé de crépiter soit pour des sms soit des appels du genre «il paraît qu’Untel a été interpellé…»; «il semble que JBO et le cardinal font pression sur le Conseil constitutionnel…». Or tout ça, comme l’a dit Tondé Roger dans le tube «Robert», chanson qui a bercé l’enfance de Mounafica et Nè Wendé, «archi-faux!».
Il y a à se demander si certaines personnes mesurent bien l’intensité du degré de la catastrophe que le Burkina a frôlée pendant les journées chaudes des 30 et 31 octobre de l’an passé. Le méchant diable, excusez de cette tautologie, était à nos portes. Heureusement, il n’a pas pu entrer. On comprend donc difficilement pourquoi des gens cherchent à appeler le méchant diable avec des rumeurs folles qui peuvent avoir des conséquences désastreuses.
Sur les origines de ces rumeurs, Mounafica en voit deux. Personne n’y a intérêt, sauf les fauteurs de troubles, les non-repentis qui se refusent à faire leur la sagesse qui dit «viande qui a duré dans le congélateur, on ne peut pas manger ça du coup, il faut attendre un peu». Cela se traduit aussi par «la vengeance est un plat qui se mange froid.»
Si quelqu’un a perdu le pouvoir par la volonté des populations insurgées, il ne faut pas penser à une reconquête ipso facto. Les raisons de la colère des populations n’existent-elles plus? Pire, l’insurrection a coûté des vies humaines; doit-on les passer par pertes et profits? Nein! Il faut un peu de décence dans nos ambitions politiques et ne jamais oublier que l’insurrection n’a pas pour géniteur un parti politique fusse-t-il MPP, UPC, Unir/PS ou PDC. Ça, les anciens barrons du régime Compaoré ne doivent jamais l’oublier; cette thèse que certains avancent en disant que c’est le MPP et l’UPC qui ont payé des jeunes pour sortir les 30 et 31 octobre énerve au plus haut degré Mounafica. C’est justement cette myopie politique qui a poussé le régime déchu à sa perte.
Voilà pourquoi on entend ici et là que des promesses en espèces sonnantes et trébuchantes sont faites à des jeunes pour naviguer d’un parti à un autre. L’argent ne peut pas tout faire. La preuve, ceux qui émargeaient sur le compte de Blaise Compaoré ont continué à le faire et furent surpris par l’insurrection. Comme on le dit en foot, on ne change pas une équipe qui gagne; autrement dit, l’équipe du dieu Mammon ne gagnant pas, il faut la changer, donc le CDP et ses succédanés doivent changer le fusil d’épaule. Cela écrit, il n’est pas exclu aussi que certaines rumeurs malveillantes proviennent du camp des partis de l’ex-opposition qui veulent mettre la pression sur le Conseil constitutionnel en chauffant à blanc les troupes sur le refus d’une décision qui autoriserait les partisans de l’ex-majorité à se mettre dans les starting-blocks pour les élections. Ça aussi, c’est bon, les décisions des sages doivent être acceptées par tous, un point un trait.
La Transition doit se terminer avec les élections. À part certains députés transitaires qui veulent un ‘’lenga’’, Mounafica a pu entrer dans la tête du Vieux Michel Kafando; et si le Vieux pouvait depuis longtemps, on avait fait les élections, la passation de charge pour qu’il aille se reposer loin de cette galère politique.
Mounafica, tout œil tout ouïe!

3 commentaires

  1. La candidature de Djibrill Bassolé, comme celles des anciens dignitaires de la 4ème république et des militaires, sont frappées de nullité par le Code électoral .
    Idogo est donc le juge constitutionnel

  2. Je pense que les gens ne devraient pas s’affoler outre mesure par rapport à la décision du conseil constitutionnel. Tt bon citoyen doit s’y incliner. Dura lex sed lex.

  3. Soyez sûrs, Dieu interviendra comme en octobre dernier alors que le régime était très sûr de son affaire, je veux dire de sa victoire, qu’Il interviendra cette fois-ci encore.

    Tous ceux qui sont contre le bonheur et le bien-être du Burkina Faso, quelle que soit leur origine, sont maudits et seront neutralisés par notre Dieu qui va accomplir Son plan pour ce pays. Amen.

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