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UPC, MPP: une démocratie interne mise à mal à l’élection des nouveaux maires

Les votes du 22 mai passé ont permis d’élire les conseillers municipaux. Au plan national, le MPP a dominé les débats avec 11 167 conseillers contre 3051 pour l’UPC classé deuxième. Mais contrairement à une idée reçue, les électeurs ne votent pas directement pour le maire de leur commune. Ils élisent les membres du conseil municipal, lesquels élisent dans un second temps le maire et ses adjoints.

MPP, UPC bDans la commune de Zabré, l’UPC a obtenu 46 conseillers contre 44 pour le MPP. Logiquement, la mairie revient –de justesse- à l‘UPC. Mais le samedi dernier à l’élection du maire, il y avait deux candidats. A l’issu du vote (une sorte de primaire que le président Zéphirin a recommandé pour départager les 2 prétendants), l’un des candidats a obtenu 26 voix contre 18 pour le second. Mais les partisans du second candidat ont refusé les résultats des urnes. Ainsi en sont-ils arrivés aux mains; hommes et femmes du même parti. Ce comportement est un refus de la démocratie interne, un comportement à dénoncer et à combattre avec la dernière énergie. Comment de tels individus pourront-ils  responsablement diriger une mairie si d’ores et déjà, ils ne perçoivent pas la gestion de la mairie comme un service mais comme une opportunité d’affaires à saisir. Coûte que coûte. Même par la violence!

A Batié, les conseillers du MPP vivent la même situation mais avec un plus grand dilemme: il y a trois candidats au lieu de deux comme à Zabré. Là-bas, chacun tient à la mairie advienne que pourra. On se rappellera qu’au sein de ce parti au pouvoir, mêmes les primaires ont fait l’objet de guéguerres internes. Ce que les premiers responsables ont qualifié d’avancées démocratiques parce qu’à la base, il y a eu de la concertation et de la contestation inhérentes à toute démocratie.

Mais à y voir de près, au MPP comme à l’UPC, la dérive vient du sommet. Pourquoi n’avoir pas relevé ces défis avant les élections des conseillers? Cela était prévisible avec la mentalité ‘du profit ici et maintenant’ qui justifie le militantisme aujourd’hui. Comme l’UPC a pu le faire à Ouagadougou, il faillait adopter cette stratégie dans les autres communes. Espérons seulement que ces bagarres inutiles et irresponsables seront bien gérées pour éviter les blocages et les rivalités assassines dans la gestion des mairies concernées.

Théophile MONE

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